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L’anarchive: une écriture documentée pour dire la mémoire des harkis de France
Dissertation   Open access

L’anarchive: une écriture documentée pour dire la mémoire des harkis de France

Lilia Messaoudi
University of Iowa
Doctor of Philosophy (PhD), University of Iowa
Autumn 2025
DOI: 10.25820/etd.008241
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L’anarchive Une écriture documentée pour dire la mémoire des harkis de France Revisions 21.13 MBDownloadView
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Abstract

La littérature contemporaine, écrite par des auteures issues de la communauté harkie en France, est un exemple de mémoire honteuse que l’État français a tenté d’occulter pendant la période postmémorielle qui a suivi la guerre de décolonisation entre la France et l’Algérie depuis 1962. les textes qui abordent cette question depuis les années 2000 constituent un modèle privilégié pour analyser les mécanismes de « résurgence de l’Histoire dans la fiction » (Laronde) du fait de leur nature documentaire : archives, articles de presse, témoignages, photographies, etc. Mis en perspective au moyen de la fiction comme outil indispensable pour combler les trous de l’Histoire, les faits historiques font retour dans le réel par une écriture qui réhistoricise la fiction et repose sur la notion d’anarchive, centrale à mon analyse. Cette notion est introduite par Derrida pour exprimer l’idée d’une pulsion de mort de l’archive institutionnelle, puis reprise par Lia Brozgal, qui lui confère une toute autre direction de sens ; par anarchive, elle entend « [une collection de textes culturels (romans, films, témoignages) qui, ensemble, produisent un savoir qui s’oppose à l’archive de l’État officielle] ». Dans mon travail L’anarchive : Une écriture documentée pour dire la mémoire des harkis de France, j’emprunte le concept de Brozgal afin de montrer l’efficacité de l’anarchive à dire l’Histoire à travers les textes produits par les descendants de harkis.

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